Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 00:25

Comme avant... Les silences lourds

Les lumières opaques, et je reste sourd

Comme avant... Je vous connaissais quand même

Les blancs, les rires les je t'aime.

 

Comme toujours... J'écris encore pour vous

Je vous réserve mon coeur, mes mots doux

Comme toujours... Vous êtes mon plaisir

Mon mal, mes biens, ma joie et mon ire

 

Comme jamais... Je ne pourrai vous reconnaître

J'attends de vous voir apparaître

En marchant, composant, cheveux au vent

Comme avant... Tout est comme avant.

Par bleedin' clown - Publié dans : poésie - Communauté : Ecriture Ludique
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 20:46

Il était littéralement fourbu lorsqu'Anders prit la décision de l'appeler. Ce connard d'étranger n'avait aucune notion de respect, et il ne comprenait rien à rien. Il l'avait cependant choisi pour son endurance et sa réactivité inouïe sur un bloc, lorsqu'il y avait un pépin. Sinitro espéra, un temps durant, une fausse alerte. Son téléphone n'avait pas sonné, tout allait bien... Espoir déçu.

Il écouta quelques minutes son assistant débitant des inepties au sujet d'un accouchement problématique, puis choisit de le rejoindre. Il allait en entendre parler...

Il ferma sa porte, s'engagea sur le passage protégé situé juste en face de son immeuble (comme quoi, il arrivait également que le hasard fasse bien les choses).

Lorsque la Mercedes grise immatriculée dans le Nord le percuta, il eut conscience que c'était probablement la première et dernière fois de sa vie qu'il n'avait pas eu de chance.

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Il s'était trompé.

A voir la sale tête de l'infirmière qui l'aida à se réveiller définitivement, celle-ci n'était pas un ange. Elle ne cessait de lui répéter qu'il avait eu une chance inouïe de s'en tirer indemne, ce qu'il concevait mal. En effet, comment pouvait-on se considérer comme un veinard incroyable alors qu'on se faisait percuter par une foutue bagnole sans feux en sortant de chez soi?

Il ne se sentait bon à rien, il décida donc de s'en aller de suite, il verrait avec l'administration le lendemain. Il rentra chez lui, et décida de relever le courrier.

Au milieu du tas de factures se trouvait une lettre sans destinataire et sans expéditeur. Il regarda l'enveloppe blanche avec mépris et l'ouvrit. Elle contenait une lettre avec ces quelques mots:

"Those who are dead are not dead but they're sleeping in my head"

Par bleedin' clown - Publié dans : traits cyniques
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 12:43

Lorsqu'il ouvrit la porte de son appartement vincennois, David Sinitro n'avait qu'une idée en tête, prendre une douche et passer une soirée reposante.

Sa journée à l'hôpital, commencée la veille à 22 heures et terminée il y avait à peine une heure -l'aiguille de la cuisine affichait en ce moment précis 21 h16- ne lui avait pas apporté que des joies. Le médecin-chef du service des urgences de l'hôpital anciennement militaire Bégin, depuis deux ans déjà, avait vu défiler toute la journée durant des membres tordus ou cassés, des visages sanguinolents et suppliants, et le lot habituel de casse-pieds venus faire traiter un désagrément bénin (mais qui, en réalité, ne cherchaient qu'à voir de la viande chaude, comme ils disaient sans doute entre eux). Son auxiliaire ayant dû s'attarder sur des vétilles, comme ce bon à rien en avait l'habitude, Sinitro avait dû prolonger sa garde, ne s'étant octroyé qu'une pause-déjeuner d'une demi-heure.

Ce célibataire de 28 ans était plutôt beau garçon, bien qu'il se refusât à l'admettre, mais n'avait aimé que son travail dans sa vie, avec réussite cependant. La gent féminine lui tendait les bras, mais il avait tendance à se fatiguer assez vite de la présence féminine -comme masculine d'ailleurs, il était plutôt misanthrope, ce qui lui avait valu le surnom un peu facile de sinistro.

Une fois sa douche prise, la nuit était tombée. Le mois de mai commençait à peine, le voile noir était déjà bien posé sur les immeubles de la rue de Paris, il en avait du moins l'impression, même si son métier lui avait appris à ne pas se fier aux apparences et autres illusions d'optique. Il retira l'enveloppe de son plat précuisiné et l'inséra dans le micro-ondes.

Il tira à profit les trois minutes de cuisson pour pianoter sur son téléphone portable, apprenant ainsi que Sophie l'avait appelé pendant la journée. Son message était un mélange de pleurnichements et de longues plaintes, et il se mit à baîller dès la vingt-troisième seconde, selon le calcul réalisé par ses soins à l'aide de sa montre. Encore une conne de larguée, de toute façon son rire l'exaspérait au plus haut point, et elle était bien trop chaste à son goût. Elle avait de plus tendance à s'acharner, ne faisant officiellement plus partie de la vie de Sinitro depuis trois semaines déjà.

Ah, elle l'aimait... Toutes l'aimaient. Son caractère direct et d'une précision chirurgicale, sa tendance au mutisme, son corps d'athlète...

Lui n'en voulait pas pour plus d'une soirée, ce qui lui valait une réputation largement justifiée de beau salopard. Il ne s'en défendait même pas, il n'en avait tout simplement rien à faire.

Ne pas se fier aux autres... Tel était son adage, depuis que l'erreur de diagnostic d'un urgentiste avait causé la mort d'une fillette de trois ans. Il avait brisé cet abruti derechef; pire même- il l'avait envoyé à la concurrence.

Ce capitaliste forcené avait donc pour seuls fidèles compagnons son scalpel et son anesthésiste, un surdoué qui avait appris tous les dosages par coeur en moins d'une heure, et ne s'était jamais trompé d'une minute dans l'heure du réveil. Une vraie machine. Respect.

A suivre...

Par bleedin' clown - Publié dans : traits cyniques
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 14:50

Vous parler? Non... je ne veux pas

Peut-être en ai-je peur ou incapacité

Mais sachez, Madame, que l'opacité

Vaut mieux que l'habitude au trépas

 


Que vous sachiez...? Non, pas davantage

Car mon silence est vivant en moi

Chargé de miracles, de vies et d'émois

Qui m'aident à conserver ces pages

 


Si je voulais? Le problème est bien là.

Madame, entre inconscience et courage

Pour écrire sans vous faire ombrage

Que deviendrais-je, si j'y mettais le la?

Par bleedin' clown - Publié dans : poésie - Communauté : Ecriture Ludique
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 21:41

Un grand responsable du groupe IKEA a récemment confié vouloir étendre l'activité de ce groupe à la vente de voitures.
Ca va faire mal !
La plupart des gens étant -il faut bien le dire, et d'ailleurs je fais partie de cette majorité- de bien piètres bricoleurs lorsqu'il s'agit de monter une simple étagère, que va-t-il en être pour une voiture?
Je vous le demande !

Premièrement, le transport des pièces détachées à domicile va être quelque peu délicat. Entre les pièces fragiles (il doit bien y en avoir), les pièces encombrantes (là également, à moins qu'ils ne trouvent un moyen révolutionnaire pour nous permettre d'assembler la carosserie), et bien sûr la question du moyen de transport (si on achète une voiture, en général, c'est que c'est à ce niveau que ça pèche... en train ça peut être assez drôle également), il y a beaucoup de raisons de se faire du souci.

Ensuite, il y a bien évidemment la question de l'assemblage des pièces. Là encore, entre celle de trop, qui angoisse celui qui la découvre, surtout pour une voiture, celle qui manque (alors là c'est encore pire, mieux vaut ne pas trop s'approcher de la scène du crime, sous peine de violentes représailles), celle qui ne veut pas correctement s'assembler (entraînant un concert de hurlements et d'insultes), et celle qui s'assemble trop bien, vous voyez ce que je veux dire... Ca fait quand même beaucoup.

Et puis, finalement, il subsiste la question du cadre: comment réussir à insérer les voitures dans leurs salons?

Non, décidément, ça fait quand même beaucoup de questions... Bon courage, messieurs-dames d'IKEA !

Par bleedin' clown - Publié dans : traits cyniques
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